Pièges mortels. Poupée trop abimée pour être aimée.Des aiguilles dans la poitrine plantées.Un coeur muet dans l'agonie d'un excès.

Pièges mortels. Poupée trop abimée pour être aimée.Des aiguilles dans la poitrine plantées.Un coeur muet dans l'agonie d'un excès.
Le silence est lourd dans ma chambre. Laisse cogner les mots à l'intérieur de ma tête. Je ne sais plus comment parler, ni jamais comment dire. Et aujourd'hui même si je sais, mes paroles ont le don de s'enfuir. J'étale une mélasse de pensée sur les feuilles blanches qui jamais ne répondent. J'attends. Comme un signe de ces lettres tant de fois défiées, et maintenant, au milieu des bruits absents, j'écoute mon manque. J'avais cru rechercher quelque chose dans les yeux de vérité, m'accrocher à autre chose qu'à ces langues perfides. Pouvoir avancer seule, sans rien capable de me retenir. J'ai le vertige difficile et le précipice est bien large. Je suis seule de sourires, mais j'ai oublié les remords.

Ces doux remords.Comment peuvent-ils me hanter sans que je puisse poser une cause sur leur origine.Comment peuvent-ils me posséder sans que je puisse produire un mot.Aucun son ne sort.Ma voix est emprisonnée à l'intérieur de mon satané abdomen.Le poids de la solitude me laisse le plaisir de trainer des pieds.Je fatigue sous sa masse douloureuse.Je finirai par céder.Mon cadavre jonchera mes papiers vides de lignes.Car, il est vrai, je ne fais plus rien de concret.Il n'y aura que le fracas du silence pour accompagner mon absence.Une de moins.Rien de plus.Aucun changement, la vie continue.Next.Je fixe ce qui m'attend là, juste en bas.La chute sera-t-elle longue.Je me demande si je devrais tenter un saut ou non.Il m'aiderait peut être à faire sortir une syllabe de ma gorge.Ma gorge bien trop sèche de mots, oui, bien trop remplie de maux.

Jeux mortels. J'enchaîne les idées confuses et rien ne sort. Un coeur sec et de la braise tout au plus qui jonche le sol et que je devrais laver, soigneusement après ton départ. Voilà ce qui me cogne, ton regard alors que tu n'es même pas là. La pesanteur de la pièce sans même ta présence. Et moi au centre à froisser du papier. Si tu savais les délires de ma cervelle, les neurones éparpillées. J'ai beau regarder le ciel je me dis qu'oublier c'était une chose facile face à ce qui viendra. Le concert me sourit, moi j'emmerde le concret. Celui-là et tous ses foutus espoirs. J'ai pas la gorge à ça, j'ai la tête dans les chiottes et le regard dans le vide. Voilà. Voilà ce qui reste de moi après le passage des mots. Une rage contenue, des cicatrices profondes et l'écho de mes cris. J'ai le visage tatoué, rayé de fer rouge. Les larmes évaporées. Je crois pas un instant que ça puisse continuer. Cette tuerie de moi-même. L'holocauste incarnée.

La torture à l'état pure.Le contenu de mon coeur étalé sur le sol.& ma personne, pétrifiée sur place.Incapable.A l'intérieur de ma matière grise ton reflet ne s'évapore pas.Un miroir incontrôlable.J'ai beau raclé les parois avec mon peu de volonté.Tu t'es incrusté.Avec mon accord & ça me tue.Je suis la seule responsable, & si je cherche un peu plus loin, je le sais.Tu sais le ménage, ça a jamais trop été mon affaire.Il n'y a jamais eu d'explications.Ces foutus notices m'ont laissé dans la merde.Elles m'ont laissé seule face à ta nonchalance.Avec pour seul regard, tes yeux foudroyants.Tes mots m'ont fendu en deux.Des lames si bien aiguisées.J'aurai du savoir, qu'à trop croire, on se rétame contre le bitûme.Mais non, j'ai voulu y parvenir.Espérer, une futilité de plus à ajouter sur la liste de mes erreurs.& maintenant, où suis-je.?.A vomir mes regrets & à retenir mon coeur pour ne plus qu'il tombe.Bloquée sur ma chaise, je tente en vain de recoller mes morceaux d'artères éparpillés en rosace.

Tu me tues tu sais. Tu me tues à essayer de me faire vivre. T'as pas compris la man½uvre, tu voudrais t'acharner. Allez laisse-moi une fois encore tes yeux, laisse-moi m'y noyer. Parce que cette fois-ci, je te le promets, je ne recherche plus la surface.



La compaire a encore fait des siennes.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 15:50

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 07:02

Ange, Ô Ange, merveille, dit moi ou trouve tu la goutte a l'imaginative . Pour me coller au mur & transformer mes os en éponges.

Ange, Ô Ange, merveille, dit moi ou trouve tu la goutte a l'imaginative . Pour me coller au mur & transformer mes os en éponges.
Des larmes chaudes coulent sur mes joues ce soir.Elles sont trop acides.Trop cruelles.C'est abrupte, ça me prend aux tripes.Tout ça peut paraître si fictif mais ça me marque tellement.Si tu savais comme ta présence a changé ma façon de penser.A quel point nos débats sur l'humain me fascinait.J'aimerai un cimetière remplie de roses rien que pour toi.Quelque chose de spectaculaire, comparable à ton talent.Comparable à la chaleur de ton âme.Ta spontanéité naturelle, & ta maturi.Tu savais, oui, toi tu savais qu'on se consomme tous comme des cendres de cigarettes à la vitesse de la lumière.Mais qui suis-je moi.?.Je n'ai pas pu te retenir.Connaissant ce fléau accablant, je sais plus que quicquonque que personne n'aurait pu.
J
e suis sûre.Oui, je sais que ce présent insignifiant aux yeux de beaucoup t'aurait marqué.Je sais que tu avais énormément d'admiration pour ce que je fais.Ta trace ne s'efface pas, elle reste en moi, ne t'en fais pas.J'ai bien compris le message.Je continuerais ce que j'ai commencé.Tout ce dont on a parlé.Tout ce pour quoi tu m'a encouragé.Je t'en dédirai une partie.Je te voyais déjà, me donner des écrits flamboyants.Le sourire au coin des lèvres & le coeur tout chaud.Oh, ma jolie, pourquoi es-tu partie .?.Belle ange noir.Tes ailes si douces qui me bordaient le soir & dans lesquelles je voyais briller la lune.Comment puis-je vivre sans elles.?.Ton absence soudaine me met à terre.Bien bas, je prends un coup sans trop savoir si je vais me relever.Cette marque sera indélébile.
A toi, à jamais, garde moi une place près des anges, and the time is running out...

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 11:07

Modifié le samedi 24 octobre 2009 17:33

Traverse mon âme.Crois y dur comme fer.Jettes à terre tes armes.Pour une fois laisses toi faire.

Traverse mon âme.Crois y dur comme fer.Jettes à terre tes armes.Pour une fois laisses toi faire.
"Tam tam, tam tam", ça tambourline.Le rythme s'impregne à travers ma carotide.Un solo éfréné & lourd qui se pèse entre mes doigts.& j'ai hâte je tremble, je serre mon poing, j'ai le coeur qui balance & la gorge sèche.En attente.En suspence comme on dirait.Je me ronge de l'intérieur, j'ai peur tu sais, ma curiosité me pousse bien loin.J'ai le coeur apaisé.Sous pomade.Tout mou, tout tendre, un steak d'amour bien saignant.La simple alternative de ne pas croiser ton regard est un véritable chamboulement pour mon âme.La lueur du jour ne parait plus la même.L'empoignement de mes envies me chamboule.L'interdit paraît si accessible & pourtant tellement menaçant.Qu'est-ce qui doit faire de moi une femme ou non.?.Mon moi dépend il d'une apparence ou d'une action.?. Ma vie doit elle être remplie d'animation, ou dois-je continuer à me subjuguer devant la bizarrerie de ce monde.?.Ces questions sont toujours là mais dans le flou.J'ai peur, comme tous les jours.& bizarremment maintenant ça me plait.La fureur crépite dans mon ventre.& mes larmes sont de souffre ce soir.Elles sont chaudes & rassurantes.Elles ne me font pas mal, elles m'apaisent.A chaque recommencement j'en veux plus encore.Je suis gourmande, carnassière.Dangereusement possessive.Je veux toujours te garder pour moi & ne rien donner aux autres.Tu peux voir ça comme ma fine part d'égoïsme.Comme mon culte à la tendresse.Quelque chose d'horriblement doux.Ma frayeur s'installe car je suis au milieu d'une arène.Celle qu'on appelle la vie, tu te souviens.?. Des corps tombent les uns après les autres autour de nous.Leurs odeurs flottent vers mes narines.Mon dégoût est au paroxisme..Penses-tu que l'on finira comme ça, nous aussi.?. Cette phrase me marque, me frappe le cortex à feu & à sang." Ca va bien casser un jour "..Mais non, moi je ne veux pas que ça casse.Non, ça ne cassera pas.Je recollerai les morceaux.Je mettrai du coeur à l'ouvrage.J'irai tout recoudre à la main, en y perdant ma vie.Je prendrai le meilleur des fils.Je ferai tout pour que tu ne te lasses pas.Je te le promets.Tout.Absolument tout, tu le possèdes jà.Je ne suis rien d'autre qu'un pantin sous tes mains.Je te laisse les pleins pouvoirs, que ça passe, ou que ça casse, ainsi soit-il.

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 13:50

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 14:59

Je veux briser les planches. Eclater les projecteurs. Je veux briller en vous en dilater la rétine.

Je veux briser les planches. Eclater les projecteurs. Je veux briller en vous en dilater la rétine.
Je veux briller, jusqu'à ce que vous ne voyez plus que moi.

Je veux.. tes baisers sur le long de mon cou.Je veux accrocher ma main à ton coeur pour que jamais tu ne sois à personne d'autre qu moi.

Le ciel est encore voilé par la nuit.Il y a cet echo constant.Foudroyant de panique.Ca vient de mon coeur je crois.Je tent la main & cherche ton corps dans les draps.Il semblerait que tu as fondu mon amour.Fondu pour moi, sans doute.Ne nous arrêtons pas là.J'ettire mon dos.Il reste ta chaleur au creux de mon ventre.Mes muscles se contractent.J'ai un flambant foyer à la place du coeur.Il y a des restes qui s'incrustent.Cette empoisonnante douceur au bout de mes lèvres.Désir.Un vague flou me murmure ta voix au pavillon.Tes empreintes encore brûlantes trainent sur ma nuque.Elles se baladent & prennent un mâlin plaisir à me saisir de sueurs froides.Elles me balancent des décharges terrassantes.Le pire dans tout ça c'est que j'y prends un certain plaisir.Frôler l'interdit, lui faire penser qu'on plonge & remonter juste avant la chute.Le contourner avec une malice folle.Le mener en bâteau.Avoir toutes les cartes en main.L'ivresse du pouvoir, aussi pervertie que la mienne.Je me sens vivante mon amour.C'est comme un étrange rêve.Un songe interminable, un nuage qui prend de plus en plus d'altitude.& je suis en extase.Oui, ça résume bien.Tu sais à quel point avant j'avais un besoin maladif de me sortir du gouffre.Je suis fière de pouvoir dire que je remonte, & que je regarde de haut le fond.A travers l'abime de tes yeux.Mon océan à moi.Ma passion à moi & à personne d'autre, jamais.Une chose qui est mienne, enfin, je ne veux plus partager.


Les tempêtes sont fquentes, les naufrages se font violents, mais quand le calme revient, on comprend à quel point il est indispensable de lutter, toujours.

# Posté le samedi 19 septembre 2009 15:32

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 15:48

J'ai longtemps cherché une définition au mot vivant(e). Je pense pouvoir l'expliquer. J'ai de belles tournures à ce qu'on m'a dit.Pourtant j'en trouve pas d'assez complexes pour te dire ce que tu sais.

J'ai longtemps cherché une définition au mot vivant(e). Je pense pouvoir l'expliquer. J'ai de belles tournures à ce qu'on m'a dit.Pourtant j'en trouve pas d'assez complexes pour te dire ce que tu sais.
Je suis lassée.Fatiguée, de trouver des poignards à tous les coins de rue.De toujours chercher l'erreur.De me faire bouffer par ma curiosité.
De voir de
s roses dans les horties.D'observer dans tes yeux mon visage alors que je m'égratigne avec passion.J'comprends rien au bonheur, j'ai du mal avec l'amour.J'ai la bravour, mais pas la chance.Pourquoi le ciel se couvre-t-il.?. Je vois une luneur.Oh un fond de bonheur bleu à l'intérieur.Des traits si bien cisaillés .?. Que puis-ce être .?. Un morceau de bleu limé juste comme il faut pour me tailler le coeur en morceaux.Un signe.Une présence.Une odeur.Un tapis de tendresse.J'ai trop de mots à comparaître.Trop beaucoup trop.& j'aime ça tu sais, ça me rend euphorique.A en crever, comme une gamine.Fragile comme de la porcelaine, entre tes bras.Protégée contre tout & rien.Je suis si bien.Tout ce qui forme notre contour disparaît.Chez moi, ça tape fort à l'intérieur.& toi que dirais-tu si l'on te demandait ce qui te rend le plus heureux.Maintenant .?. Chercherais-tu des mots si bien formés .?. Des phrases si bien ajustées .?. Non.Tu le vivrais, oui, tu le vivrais.

C'
est marrant comme les blessures sont beaucoup plus gratiffiantes à l'écriture.Pourquoi ai-je cette bizarre impression dans la gorge ? Que j'ai tout.Pourquoi ai-je l'orgueuil de dire le mot qu'on ne dit jamais trop souvent.Pourquoi est-ce que je regrette que certaines heures ne soient pas plus longues .?. Pourquoi ne puis-je pas m'arracher de tes bras .?.Je suis bien, oui, bien.Y'a pas d'autres mots.Un poids s'écroule du haut de mes épaules, ça me soulage si bien que mes yeux coulent.C'est assez étonnant qu'il suffise d'une petite chose pour que tout bascule.Pour que tout selange & forme un ensemble.& puis j'ai peur tu sais.J'suis une vraie trouillarde de nature.Je vire parano, ça m'fous les j'tons.On se plaindra pas, on ne dira pas plus.Si ce n'est peut être.Un je t'aime..

# Posté le mardi 15 septembre 2009 13:47

Modifié le mardi 15 septembre 2009 14:29