Ces doux remords.Comment peuvent-ils me hanter sans que je puisse poser une cause sur leur origine.Comment peuvent-ils me posséder sans que je puisse produire un mot.Aucun son ne sort.Ma voix est emprisonnée à l'intérieur de mon satané abdomen.Le poids de la solitude me laisse le plaisir de trainer des pieds.Je fatigue sous sa masse douloureuse.Je finirai par céder.Mon cadavre jonchera mes papiers vides de lignes.Car, il est vrai, je ne fais plus rien de concret.Il n'y aura que le fracas du silence pour accompagner mon absence.Une de moins.Rien de plus.Aucun changement, la vie continue.Next.Je fixe ce qui m'attend là, juste en bas.La chute sera-t-elle longue.Je me demande si je devrais tenter un saut ou non.Il m'aiderait peut être à faire sortir une syllabe de ma gorge.Ma gorge bien trop sèche de mots, oui, bien trop remplie de maux.
Jeux mortels. J'enchaîne les idées confuses et rien ne sort. Un coeur sec et de la braise tout au plus qui jonche le sol et que je devrais laver, soigneusement après ton départ. Voilà ce qui me cogne, ton regard alors que tu n'es même pas là. La pesanteur de la pièce sans même ta présence. Et moi au centre à froisser du papier. Si tu savais les délires de ma cervelle, les neurones éparpillées. J'ai beau regarder le ciel je me dis qu'oublier c'était une chose facile face à ce qui viendra. Le concert me sourit, moi j'emmerde le concret. Celui-là et tous ses foutus espoirs. J'ai pas la gorge à ça, j'ai la tête dans les chiottes et le regard dans le vide. Voilà. Voilà ce qui reste de moi après le passage des mots. Une rage contenue, des cicatrices profondes et l'écho de mes cris. J'ai le visage tatoué, rayé de fer rouge. Les larmes évaporées. Je crois pas un instant que ça puisse continuer. Cette tuerie de moi-même. L'holocauste incarnée.
La torture à l'état pure.Le contenu de mon coeur étalé sur le sol.& ma personne, pétrifiée sur place.Incapable.A l'intérieur de ma matière grise ton reflet ne s'évapore pas.Un miroir incontrôlable.J'ai beau raclé les parois avec mon peu de volonté.Tu t'es incrusté.Avec mon accord & ça me tue.Je suis la seule responsable, & si je cherche un peu plus loin, je le sais.Tu sais le ménage, ça a jamais trop été mon affaire.Il n'y a jamais eu d'explications.Ces foutus notices m'ont laissé dans la merde.Elles m'ont laissé seule face à ta nonchalance.Avec pour seul regard, tes yeux foudroyants.Tes mots m'ont fendu en deux.Des lames si bien aiguisées.J'aurai du savoir, qu'à trop croire, on se rétame contre le bitûme.Mais non, j'ai voulu y parvenir.Espérer, une futilité de plus à ajouter sur la liste de mes erreurs.& maintenant, où suis-je.?.A vomir mes regrets & à retenir mon coeur pour ne plus qu'il tombe.Bloquée sur ma chaise, je tente en vain de recoller mes morceaux d'artères éparpillés en rosace.
Tu me tues tu sais. Tu me tues à essayer de me faire vivre. T'as pas compris la man½uvre, tu voudrais t'acharner. Allez laisse-moi une fois encore tes yeux, laisse-moi m'y noyer. Parce que cette fois-ci, je te le promets, je ne recherche plus la surface.
La compaire a encore fait des siennes.




